Le 5 septembre dernier, Jean-François Guihard, Président de la Confédération Française de la Boucherie Charcuterie Traiteur a été reçu au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation par Claire Le Bigot et Olivier Cunin, conseillers au sein du cabinet de Stéphane Travert.
Cette rencontre, qui faisait écho à une demande de la CFBCT dans un courrier adressé au Président de la République, a permis à Jean-François Guihard d’attirer l’attention du ministère sur les problématiques rencontrées par les artisans Bouchers-Charcutiers.
Après un bref état des lieux du Métier, Jean-François Guihard a expliqué que la CFBCT était désormais la seule organisation patronale représentative de la branche.
Au sujet des états généraux de l’alimentation auxquels prend part activement la CFBCT, Jean-François Guihard a rappelé aux conseillers du ministre qu’« entre ceux qui prônent la vente-directe à la ferme qui représente 3% du marché et la distribution de masse qui représente 61%, il ne faudrait pas oublier l’artisanat ». Il a illustré son propos en précisant, chiffres à l’appui, que sur des filières de qualité comme le Label Rouge gros bovin, la Boucherie artisanale représente 60% des volumes.
L’entretien a également été l’occasion de rappeler que l’emploi du terme « artisanat » et ses dérivés était exclusivement réservé aux professionnels immatriculés au répertoire des métiers et que certaines enseignes de la grande distribution s’exposaient de fait à des sanctions conformément au Code de l’artisanat.
Au sujet des contrôles sanitaires désormais rendus publics, le président confédéral a demandé au ministère plus de « souplesse », suggérant un changement dans l’approche : « plutôt que de sanctionner de suite, il conviendrait de faire preuve de pédagogie en obligeant notamment les établissements en faute à suivre une formation d’hygiène ».
Par ailleurs, Jean-François Guihard a réclamé des contrôles plus stricts concernant l’abattage familial et les ventes à la ferme. Il a demandé à ce que soit respecté l’adage « mêmes droits, mêmes devoirs, mêmes financements » quand on sait que certains ateliers de découpe bénéficient de subventions européennes redistribuées par les régions alors que l’artisanat n’est aucunement aidé en la matière.
Enfin, le président Guihard a réitéré la demande de la Confédération pour résoudre les dossiers sous-déchets et MRS estimant que ces derniers n’avançaient pas suffisamment vite aux yeux de la CFBCT.
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